Davantage de femmes dans les comités de direction des entreprises publiques autonomes : une avancée importante pour l'égalité des chances

Le Conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi visant à augmenter encore le nombre de femmes dans les organes de gestion et de direction. La proposition émane de la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, et du ministre de l'Égalité des chances, Rob Beenders, et transpose la directive européenne « Women on Board » dans la législation belge. 

Ce qui n'avait pas abouti durant la législature précédente a été décidé par le gouvernement actuel : la directive européenne « Women on Board » sera transposée dans la législation belge. Pour la première fois, des quotas clairs sont fixés pour les comités de direction des entreprises publiques autonomes telles que skeyes, Proximus, la SNCB, Infrabel et bpost. Dorénavant, au moins 33 % des membres de ces comités de direction devront être des femmes. 

Le taux d'emploi des femmes augmente (69,1 % en 2024). Les femmes sont de plus en plus nombreuses sur le marché du travail, mais elles restent sous-représentées au sommet des entreprises belges. 

Les chiffres enregistrés après l'introduction de la loi sur les quotas en 2011 montrent que de telles mesures sont efficaces. En 2008, moins de 10 % des administrateurs étaient des femmes. Aujourd'hui, ce chiffre dépasse les 37 %. Au cours de la même période, le nombre de conseils d'administration ne comptant aucune femme est passé de 62 à 2. 

Le ministre de l'Égalité des chances, Rob Beenders, réagit : 

« Cette loi est clairement une avancée. Elle garantit que les talents aient plus d'opportunités, que vous soyez un homme ou une femme. Des études montrent que les conseils d'administration plus diversifiés prennent de meilleures décisions, sont plus innovants et plus rentables. Une bonne mixité hommes-femmes apporte des perspectives et des expériences différentes et reflète mieux la société dans laquelle nous vivons. Les schémas historiques empêchent souvent les femmes d'accéder à des postes de direction. Les quotas sont une mesure temporaire visant à briser ce cercle vicieux. 

Je continuerai à lutter pour l'égalité des chances entre les femmes et les hommes, je ne lâcherai pas l’affaire. J'ai plaidé en faveur d'un quota de 40 %, car les femmes sont encore sous-représentées au sommet, en particulier dans les comités de direction. Il n'y avait pas de consensus à ce sujet, mais cette avancée est bel et bien un pas dans la bonne direction. Il est important que les autorités publiques donnent désormais l'exemple dans ce domaine. » 

L’avant-projet est désormais soumis pour avis au Conseil d'État, aux entreprises publiques concernées et à d'autres instances compétentes. Il sera ensuite examiné par le Parlement.